Une empreinte de féminité, d’élégance et de mouvement

Je rencontre la Jeune femme au collier de Alice Winant (bronze) installée dans la roseraie du Jardin Botanique de Montréal. Je vous la présente et vous confie ce qu’elle m’inspire car je l’aime.

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Une empreinte de féminité, d’élégance et de mouvement

Jeune femme au collier bronze d'Alice Winant, Jardin Botanique de Montréal, octobre 2019

Le bronze d’Alice Winant Jeune femme au collier (The First Jewel) ajoute une touche de raffinement dans la roseraie du Jardin botanique de Montréal.

Alice Winant est née en Roumanie en 1928 et est décédée à Montréal en 1989. Elle émigre au Canada en 1954.

Cette oeuvre réalisée en 1973, a d’abord été installée à la Galerie Dominion rue Sherbrooke ouest, devant l’hôtel Quatre Saisons, puis, sur la terrasse de l’Hôtel de Ville de Montréal de 1980 à 1991.

À la suite du décès de l’artiste, son mari fait don de l’oeuvre à la Ville de Montréal qui l’installe de façon permanente au Jardin botanique. Elle s’inscrit dans le parcours des oeuvres d’Art public de Montréal.

Il s’agit d’une ronde-bosse en bronze recouverte d‘une patine foncée aux dimensions suivantes: 172 x 115 x 70 cm.

Elle «représente une jeune fille torse nu vêtue d’un foulard et d’une étoffe drapée servant de robe. Ses bras, à demi repliés vers l’avant, tenaient à l’origine entre ses deux mains un collier de perles. Alors que la peau du personnage est relativement texturée, les tissus sont plutôt lisses et traités avec réalisme.»1

Ce bronze «touché» depuis quatre décennies par les incessants caprices climatiques ne peut l’être par une curieuse et délicate main humaine. Dommage!  L’interdit est renforcé par une plate-bande de roses. Oui, je sais, le collier que cette jeune fille déployait entre ses mains lui a apparemment été retiré à plusieurs reprises.

Photo avec le collier
Jeune femme au collier photo prise au Jardin Botanique alors qu’elle tient toujours le collier. Source site de « L’art public à Montréal »

Toutes les mains ne portent pas les mêmes intentions. Dommage! Je suis ainsi privée d’une expérience sensorielle précieuse mais non d’une expérience esthétique.

J’ai donc communié avec cette oeuvre à l’aide des mots des autres et de mes questions. C’est ainsi que l’oeuvre est entrée en moi, s’est installée et m’a émue.

La position des bras, le mouvement du drapé du vêtement et la coiffure donnent vie à cette belle jeune femme debout qui dit la beauté et l’élégance.

Vue de la partie supérieure de l'oeuvre avec les bras dégagés du corps

Vue du drapé qui habille la partie inférieure

Foulard noué sur la nuque

Je la «regarde» avec intensité et admiration et je la fais ainsi mienne.

Nicole regarde cette jeune femme de face qui est photographiée de dos

L’artiste fait un miracle en insufflant un tel raffinement à un matériau si rude et nous fait ainsi cadeau d’une oeuvre belle à voir et à ressentir.

Pour en savoir plus sur l’artiste et l’oeuvre et pour comprendre la technique du bronze à la cire perdue.

Note:

1 Site de l’Art public de Montréal 

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