Une vieille blessure – des mots pour la dire

19  juillet 2016

Je ne comprends pas pourquoi j’ai accepté cette visite.

Je ne me reconnais pas comme une femme aux pieds d’argile. Si tel avait été le cas, je ne serais plus de ce monde.

Je suis une femme au coeur de soie que le moindre souffle ride, un coeur d’artiste aux perceptions vives, à la sensibilité aiguisée. Comme je ne peux m’en faire greffer un autre, un coeur synthétique, par exemple, j’ai trop souvent mal.

Un manteau de hérisson m’a souvent servi de paravent, de combinaison de survie même.

Maintenant, c’est l’ultime ascension vers l’apprentissage et l’intégration du détachement, le vrai, celui qui devrait permettre d’avoir moins mal, de m’approcher d’un début de sérénité.

Je ne suis pas du tout sûre que vous puissiez saisir la portée de ces images, de ce genre de fable, la substance de nos existences étant tellement différente.

C’est déjà un acte de détachement de ma part que de le dire, étant consciente du risque de n’être pas comprise.

(Texte rédigé à la suite d’une visite imprévue et imprévisible après plus de quatre ans et demie d’indifférence et d’immenses blessures) Décembre 2009.

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