Sartre changerait-il d’idée aujourd’hui?

12 avril 2021

La lettre de Guy Ferland (professeur de philosophie à la retraite), publiée dans Le Devoir du 10 avril ne se résume pas puisqu’elle condense, par une succession de duos de pôles négatif et positif, ce qui fait de nous des dépendants aux médias sociaux.

Il modifie et illustre la phrase célèbre de Sartre qui affirmait que «l’enfer, c’est les autres» en la reformulant comme suit :

«le paradis, c’est les autres», parce que «Les réseaux sociaux définissent maintenant notre identité. Difficile d’exister autrement. À moins de décrocher complètement.»

L’auteur d’ailleurs propose un simple antidote :

«Aller simplement prendre l’air, sans le dire à personne.»

Possible?

Cette réflexion est un miroir qu’il met entre nos mains et qui reflète des comportements tels que :

«On ne célèbre plus un anniversaire. On rend public l’événement spécial organisé pour sa fête.»

«On ne se nourrit plus. On publie des menus gastronomiques.» etc.

Les images nous plaisent?

Quoi qu’il en soit, à défaut d’être justes, elles sont réelles et caractérisent nos comportements. L’intérêt de cette réflexion est de nous en rendre conscient.

Source :

FERLAND, Guy / Le paradis, c‘est les autres / Le devoir, section Éditorial / 10 avril 2021

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