Quand les frustrations s’empilent

11 novembre 2020

J’ai l’épiderme sensible en présence de mes ordinateurs et autres appareils du même univers. Ils ne sont que des outils pour moi. Je les veux donc efficaces.

Présentement, privée de sorties culturelles (concerts, théâtres, conférences, musées, etc.), je tente de compenser par la diffusion en ligne dont l’accès n’est pas toujours très convivial. Lorsqu’il échoue et qu’il est gratuit, c’est la déception. Mais, lorsque j’ai acheté des billets, c’est la frustration que je n’aurai plus envie de revivre. Que les diffuseurs en prennent bonne note.

Avis aux organismes qui proposent des événements payants en ligne.

SVP
Assurez-vous que l’accès soit à la portée de tous ceux qui ne sont pas des spécialistes de la technologie internet mais
qui sont des amoureux de la culture

Ce billet est né de la frustration que je viens de vivre et que je vous raconte.

Ayant acheté un billet pour écouter l’Orchestre métropolitain dans le Requiem de Fauré, entre autres, une oeuvre qui m’est particulièrement chère, je rejoins le site qui m’informe que la diffusion est terminée. Nous sommes le 11 novembre et la diffusion de ce concert est annoncée jusqu’au 13 novembre (voir le site de l’OM).

C’est comme se présenter avec son billet à un concert et se retrouver devant des portes verrouillées. S’ajoute à cette déception, le silence de l’OM qui est resté muet malgré des tentatives de le rejoindre et par téléphone et par courriel.

Cela me rappelle une autre frustration vécue pendant l’été alors que ce même Orchestre proposait les symphonies de Beethoven sur la plateforme DG stage. La connection alors obtenue offrait une diffusion catastrophique : une coupure de son de quelques secondes à toutes les minutes. Cette fois aussi, mes appels à l’aide sont restés vains.

Il y a eu quelques autres mauvaises expériences. Les frustrations sont non seulement pécunières mais culturelles. Si j’achète des billets, c’est que j’ai des intérêts et des attentes. Si les déceptions s’empilent,  je me retirerai avec regret et trop de frustration: pas d’événements en salles! Trop de problèmes d’accès en ligne! Vivement que les spécialistes se mettent à la tâche. Dans ce domaine comme dans tant d’autres, éviter l’improvisation, viser la qualité et l’efficacité, entretenir le contact.

Je vis tout de même des expériences enrichissantes lors de certaines diffusions en ligne; je pense, entre autres, aux Belles soirées de l’Université de Montréal, à La fabrique culturelle, au TNM et à l’OSM, mais j’aimerais que ça se généralise.

J’ose croire que je ne suis pas la seule à me heurter à des «verroux». Plaidons ensemble pour des accès plus simples, plus agréables et plus satisfaisants.

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