Prévisible mais désolant

17 février 2022

Le poète,  Claude Paradis, signe une lien lettre dans Le Devoir qui mérite notre attention. La réalité vécue et décrite n’a absolument rien de réjouissant mais elle est incontestable. Je vous invite à lire cette lettre dont j’extrais quelques lignes.

La lettre commence par ce constat:

«Les êtres humains sont des bêtes très agitées. S’ils sont capables d’intelligence, ils n’aiment par ailleurs pas réfléchir. Ils préfèrent s’agiter, bouger en tous sens, courir vers un ailleurs qui les éloigne de l’ici dans lequel ils se prétendent prisonniers.»

À cause de la pandémie,

«À l’hiver et au printemps 2020, (…) il fallait tout arrêter.

Le confinement que nous avons alors vécu nous incitait à un long moment de réflexion et de silence. (…) Nous sommes nombreux à avoir alors espéré que les êtres humains en tireraient une leçon…»

Force est de constater que

«En février 2022 (…) Les êtres humains ont donc compris que la réflexion et la prise de conscience n’étaient pas pour eux puisqu’ils ne sont encore et toujours que des bêtes. La claque au visage qu’a été la pandémie de COVID-19 n’a sonné aucun éveil intellectuel. Les bêtes continuent de hurler, d’agir, de nuire, de détruire, et ce, surtout sans réfléchir aux conséquences de ces gestes. Il n’y a pas de quoi en être fier.»

Comme la pandémie dérange nos habitudes, on décide qu’elle est terminée et que l’on peut vivre comme avant! sans s’exposer à d’autres tragédies?

Sinon «bête», du moins «naïf» ou «ignorant».

Au-delà de cette pandémie, si l’on explore tant soit peu l’histoire, on est forcé de se poser quelques questions:

Qu’est-ce que l’homme apprend vraiment?
Qu’est-ce qu’il intègre?
Qu’est-ce qu’il accepte de modifier?


Source :

PARADIS, Claude / Les bêtes / Le Devoir / section éditorial / 17 février 2022

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