« Minimalisme et misérabilisme musical »

29 janvier 2017

Pourquoi faut-il être aussi méprisant, aussi amer pour exprimer son opinion après un concert de l’Orchestre symphonique de Montréal?

Voilà la question que m’inspire l’article de Christophe Huss dans le Devoir du 18 janvier dernier. (Minimalisme et misérabilisme musical)

Ce texte sécrète une exaspération qui me semble venir de beaucoup plus loin que le seul concert commenté, celui du 17 janvier à la Maison symphonique de Montréal.

Je ne lis pas régulièrement Monsieur Huss, mais je vais régulièrement au concert. Et ce n’est pas ce texte qui va m’inciter à le lire davantage ni à aller moins souvent au concert.

Le mépris, les sous-entendus extra-musicaux, l’acharnement à « assommer » dans toutes les directions ne serviront jamais la cause de la musique. Et pourtant, trop de « critiques « et de commentateurs culturels s’y adonnent sans vergogne.

Dire les vrais choses, appeler à l’excellence, j’en suis. Faire des commentaires et des suggestions constructives pour stimuler vers le mieux, j’en suis encore davantage. Guider les auditeurs vers une écoute plus enrichissante et plus comblante, je le souhaite ardemment. Mettre ses connaissances et sa tribune au service de la musique, de l’émotion, du plaisir et de l’enrichissement qu’elle offre à l’auditeur, voilà une mission qui semble oubliée par trop de ceux qui prennent régulièrement la parole publiquement.

Ravel concerto pour piano in G major Argerich, Dutoit, video Dailymotion

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