Une mauvaise habitude ? Il faut l’enrayer

17 septembre 2017

Dans un précédent billet, soit celui du 16 juillet dernier, je reproduisais le message adressé à Madame Anne-Marie Dusseau de Radio-Canada à propos de l’interview qu’elle a menée avec Omar Khadr en anglais et sans traduction simultanée.

Outre un accusé de réception impersonnel, mon message a été sans écho et surtout sans effet.

Oui, sans effet puisque vendredi, le 15 septembre dernier Madame Dusseau a imposé à ses téléspectateurs francophones une autre interview en anglais avec l’écrivaine Louise Penny.

Quelques mots en français au début de l’entretien, quelques mots en français à la fin, mais pour l’essentiel et l’ensemble, de l’anglais seulement et encore une fois sans traduction simultanée.

CBC fait fort bien ce travail de diffusion en anglais, pourquoi le doubler ?

Je n’accepte pas cette façon de faire (voilà pourquoi je me répète même si je ne semble pas entendue). Le réseau français a pour mission de diffuser en français. Sinon, pourquoi existe-il ? Madame Penny et tous les autres invités à qui l’on n’offre pas de traduction simultanée peuvent être entendus en anglais sur une multitude de plateformes.

Si Madame Dusseau ne défend pas son créneau francophone, il me reste à souhaiter que les anglophones qui viennent s’exprimer sur le réseau français exigent qu’on leur offre la traduction simultanée dans le respect de l’auditoire auprès duquel ils désirent se faire connaître.

Même s’il ne semble pas y avoir d’oreilles qui vibrent à cette cause, j’ai suffisamment de conviction pour continuer à témoigner.

On nous invite à communiquer, à nous exprimer mais qu’en fait-on ?

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