Le choeur de La chapelle de Québec, toujours aussi formidable

14 décembre 2019

L’ensemble formé par les musiciens des Violons du Roy (sous la direction de Bernard Labadi), des choristes de La chapelle de Québec et de quatre solistes nous a offert l’intégrale du Messie de Haendel à la Maison symphonique de Montréal le 13 décembre 2019: des heures d’excellence.

Pourquoi ne pas répéter ma dévotion pour cette formation chorale d’une qualité et d’une intensité rares. Je ne mentionnerai que la beauté des voix, le fondu sonore et expressif, la netteté des attaques et de l’articulation vocale, l’équilibre et l’intelligibilité des lignes contrapuntiques, l’extraordinaire complicité avec l’orchestre, pour ne parler que de cela.

Bien sûr, il y a le maître de l’architecture sonore et expressive: Bernard Labadi qui entraîne et inspire les bâtisseurs. La réalisation est convaincante.

Je tiens à souligner le soin remarquable que le chef a apporté dans les pages avec solistes: je sentais la volonté de ne pas couvrir les chanteurs, de ne jamais écraser les voix. C’est admirable et plutôt rare.

J’ai aussi besoin de mentionner les moments extraordinaires de suspension du discours (les brefs silences habités) qui intensifient la communion entre les interprètes et les auditeurs.

Je désire relever l’intervention du trompettiste dans l’air The Trumpet Shall Sound par son jeu et son timbre parfaitement contrôlés, je sentais le respect de la basse avec laquelle il dialogue. Haendel impose ici au chanteur un défi redoutable: échanger mais aussi accompagner efficacement un instrument qui ne saurait être discret, sans se saborder.

En somme, une grande soirée musicale et artistique que le public a généreusement ovationnée.

Je l’ai déjà écrit et je me répète volontairement: il ne faut plus  laisser passer un concert avec La chapelle de Québec. Il faut y courir.

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