L’accompagnatrice

26 août 2025

L’accompagnatrice est un très court roman de Nina Berberova publié en russe dans les années 1930. Ce n’est qu’en 1985 qu’une traduction française a été réalisée par Lydia Chweitzer et publiée chez Actes Sud.

Après quoi une adaptation cinématographique est produite par Claude Millert en 1992, un an avant le décès de l’auteure.

L’accompagnatrice est une jeune pianiste issue d’un milieu pauvre. Elle deviendra la pianiste, compagne et presque servante d’une cantatrice brillante et rayonnante issue de la haute société. Elles quitteront la Russie et vivront à Paris.

Le roman se tisse autour de ces deux personnages centraux dont les relations n’échapperont jamais à leurs différences de classes sociales.

L’accompagnatrice demeurera le faire-valoir de la cantatrice. Elle voudra blesser la main qui la nourrit, laquelle l’abandonnera à sa condition initiale.

Confidences:

«(…) La vie des deux dernières années, (…) tout était fini, et tout ce qui s’était accompli c’était accompli sans moi, en dehors de moi, comme si je n’avais même pas existé. Je revenais vers ce qui était au début avec la sensation d’une lassitude insurmontable dans le cœur et la conscience de mon inutilité totale. (…)» (p. 99)

Et la cantatrice de confier, après la mort de son mari qui s’est suicidé pour lui laisser le champ libre:

«Voilà que la mort m’ a touchée, et cependant je n’arrive pas à perde le sentiment d’une espèce de bonheur constant. Diu seul sait d’où il me vient et comment il va se terminer. (…) je suis heureuse de l’existence même! (…)» (p. 102)

Deux mondes irréconciliables!

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Source :

 BERBEROVA, Nina, / L’accompagnatrice / Actes Sud / 1985 / traduit du russe par Lynia Chweitzer / 108 pages

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