La tête me tourne et le coeur chavire!

24 octobre 2020

Alors que je me réjouis de savoir que les bibliothèques sont largement sollicitées pendant la pandémie, je me désole (pour ne pas dire: je me décourage) en lisant l’article de Odile Tremblay dans le Devoir du 24 octobre: La lecture de Legault. La chroniqueuse y raconte que le premier ministre a parlé sur Twitter de l’un de ses coups de coeur littéraires: L’empire invisible, essai sur la métamorphose de l’Amérique de Mathieu Bélisle.

«Mal lui en prit, puisque certains abonnés lui ont reproché de trop lire, en pleine crise sanitaire, (…) Comment osait-il perdre son temps à des activités si frivoles ? (…) injures à l’avenant. (…) se renseigner, lire. Ben voyons donc!»

«Bientôt, les mots «livre» et «culture» seront bannis des propos d’un premier ministre québécois, (…)», cela s’ajoutant à d’autres mots que même les médias ne se permettent plus de prononcer.

Pourtant, la fréquentation scolaire est obligatoire au Québec depuis plus de 50 ans. Insuffisant pour valoriser la lecture, la pensée, la réflexion, pour la généraliser? Désespérant!

Je veux bien croire que ce n’est sans doute pas la majorité des citoyens qui pensent ainsi, cependant, la tribune utilisée pour propager ces opinions est une loupe extraordinairement grossissante et fait oeuvre de buldozer social.

Pourquoi en sommes-nous encore là? La chroniqueuse en expose quelques faits et conclut avec cette question:

«De ce cercle vicieux, émergerons-nous un jour?»

Je le souhaite ardemment. Mais il faut que tout le monde s’y mette.

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