Jean-François Nadeau

3 octobre 2020

Jean-François Nadeau est un journaliste au Devoir que j’aime lire, que j’apprécie beaucoup. Aujourd’hui, il signe: Depuis la guerre, repenser nos images de la crise sanitaire.

Il écrit:

«Nous croyons volontiers que la situation actuelle est inédite, mais plusieurs expériences historiques peuvent nous aider à l’envisager différemment.»

Il le démontre à l’aide des propos d’experts comme Catherine Saouter, sémiologue, et Béatrice Richard, professeure d’histoire.

«Il semble qu’on soit dans une sorte de « présentisme », incapables d’envisager la situation actuelle avec d’autres images que celles de la seule maladie, dit la professeure Saouter. Je ne sais pas pourquoi. On enjambe toutes les analogies possibles, comme si on était figés dans le présent.»

Je suis fatiguée du discours victimisant d’enfants gâtés comme si nous ne méritions pas d’être dérangés, d’être perturbés, comme si nous étions les seuls sur cette terre à être ainsi frappés. Voilà pourquoi j’apprécie cette façon de mettre en perspective ce que nous vivons. Il y a eu d’autres crises, il y a eu d’autres sorties de crises. Nous avons tellement à apprendre au lieu de nous épuiser à refuser la réalité.

Les temps sont durs, oui. Puisons dans la force vitale dont ont témoigné ceux qui en ont traversé d’autres.

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