Décourageant, pour ne pas dire désespérant.

4 mai 2022

Je viens de lire Une langue gruyère de Jean-François Lisée dans Le devoir du 4 mai 2022.

Décourageant, pour ne pas dire désespérant.

Si nous continuons à être pareillement indifférents à notre propre langue, elle sera de plus en plus rapidement engloutie grâce à notre désengagement individuel, grâce à notre manque de fierté de la pratiquer, de la bien parler et écrire, grâce à notre intuition ou conviction qu’elle est inférieure à l’AUTRE.

Les institutions et les gouvernements ne la valoriseront pas à notre place. Ils laissent aller, comme nous le faisons.

Ce que démontre Jean-François Lizée dans son article, c’est que l’unilinguisme anglophone est la valeur à cultiver, à promouvoir. Même les francophones semblent de plus en plus d’accord. Alors…

On a toujours confondu la vitalité d’une langue maternelle et la pratique de plusieurs langues. En en maîtrisant plusieurs, pourquoi faudrait-il soustraire la première, la nôtre? Parce qu’on n‘en est peu fière? Je le crains

En écho, lire l’article de Bernard Langlois :  Le français, langue d’un soir

«Si notre langue mérite de s’épanouir — et rien n’indique qu’elle ne peut pas y parvenir —, la société dans laquelle elle évolue doit se montrer rigoureuse dans sa pratique (allô, les médias !) et lui réserver une place de choix à tous les niveaux d’éducation. Car la beauté d’un arbre, dirait un jardinier, relève d’abord de la qualité de son terreau. En d’autres mots, n’avons-nous pas, chacun de nous, une responsabilité face à son avenir? (…)»

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