De retour vers Nancy Huston  

15 juillet 2018

Fut un temps pendant lequel j’ai lu plusieurs ouvrages de Nancy Huston :

Cantique des plaines,  La virevolte,

Instruments des ténèbres, L’empreinte de l’ange,

Dolce agonia, Lignes de failles,

Nord perdue suivi de Douce France,

Professeurs de désespoir, L’espèce fabulatrice, Reflets dans un oeil d’homme, etc.)

Puis, une pause que je ne m’explique pas.

Je la retrouve dans Bad Girl Classes de littérature. Le premier élément du titre ne me séduit pas, le second ne l’éclaire pas. La lumière se fait quand je referme le livre. Mais je n’en sors pas indemne… Et c’est bien ainsi…

C’est en ces termes que Nancy Huston introduit Bad girl Classes de littérature :

«Toi, c’est toi, Dorit. Celle qui écrit. Toi à tous les âges, et même avant d‘avoir un âge, avant d’écrire, avant d’être un soi.  Celle qui écrit et donc aussi, parfois, on espère, celui/celle qui lit. Un personnage.» (p. 11)

Et les éditeurs d’expliquer :

«Nancy Huston tutoie tout au long de ce livre le foetus qu’elle fut et qu’elle nomme «Dorrit», afin de lui raconter sur le mode inédit d’une «biographie intra-utérine » le roman de sa vie.» (En quatrième de couverture)

Le livre s’organise en une succession de courts textes (rarement plus de deux pages) et tisse autour du foetus une toile généalogique qui raconte le devenir de ce dernier, le contexte qui l’a conditionné. En plus de l’éclairage généalogique, l’auteure braque sur la toile des projecteurs culturels, sociologiques et historiques.

C’est un ouvrage à la fois riche, émouvant et interpelant. Courageux aussi.

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Huston, Nancy / Bad girl Classes de littérature, Leméac / Actes Sud, Montréal / Arles, copyright 2014 / 263 pages.

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Nancy Houston sur wikipedia

Nancy Houston, site d’auteurs contemporains

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