Un coup de coeur – retour sur un livre en neufs billets

8 janvier 2018

Septième billet : L’hypnose, technique ou philosophie

L’hypnose, technique ou philosophie?, pages 135 à 179

Dans ce chapitre, l’auteur explique l’hypnose et en décrit des exemples concrets. Il traite de l’hypnose avec une clarté qui ne se dément pas. Il continue de mettre en parallèle sa pratique d’explorateur et de psychiâtre.

«Pour calmer notre peur de l’inconnu, trouver la bonne altitude et stimuler notre confiance en la vie, nous avons besoin d’approfondir notre relation à nous-mêmes et de développer nos ressources intérieures. L’hypnose est un des moyens d’y parvenir. Dans l’imaginaire populaire, elle oscille entre manipulation sulfureuse et guérison miraculeuse. Elle est pourtant ni l’une ni l’autre. Si elle permet effectivement des succès thérapeutiques, elle est avant tout un état d’esprit du soignant comme du patient dans lequel chacun arrête de se battre contre les vents de la vie, contre les symptômes et les émotions, pour se mettre à utiliser leur énergie. » (p 135)

«(…) la détente n’est pas suffisante. Il faut y ajouter la dissociation. C’est ce qui fait la spécificité de l’hypnose et la différencie de la relaxation.» (p. 145)

Un exemple de dissociation :

«La prochaine fois que vous courrez, passez en revue toutes les parties de votre corps pour surprendre celles qui sont crispées sans raison. Nous avons tendance à contracter beaucoup trop de muscles, ce  qui nous fatigue et nous fait perdre de l’énergie. Vous percevrez bien sûr une tension musculaire dans les jambes, le dos et l’abdomen, ce qui est normal, mais, sûrement aussi, dans les mains et dans le visage, ce qui est inutile. Continuez alors à courir, mais en détendant ces parties de votre corps et vous remarquez comment elles sont maintenant dissociées les unes des autres. Vous verrez ainsi, (…) comment une dissociation est facile et agréable à créer.» (p. 146)

«(…) L’hypnose permet avant tout un travail thérapeutique rapide et efficace. Non pas pour comprende l’origine de nos problèmes, comme dans une psychanalyse, mais pour changer.  L’hypnothérapie est axée sur le résultat, pas sur l’explication. (…) avec l’hypnose le patient va rapidement mieux, mais sans en comprendre la raison, alors qu’en psychanalyse, il peut continuer à aller mal, mais en comprenant pourquoi.» (p. 149)

«(…) l’hypnose n’est pas une technique, mais un mode relationnel différent avec soi-même, avec les autres et avec son environnement.» (p. 166)

«Le principal obstacle au changement n’est pas le symptôme, mais le poids du lest embarqué dans la vie et la peur de l’inconnu. La première action du thérapeute devra consister à stimuler la confiance dans le changement.» (p. 179)

7/9

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PICCARD, Bertrand, Changer d’altitude Quelques solutions pour mieux vivre sa vie, Stock, Paris, 2014, 301 pages.

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