Comportement déplaisant

11 septembre 2017

Les circonstances m’ont amenée à monter deux fois dans un taxi aujourd’hui pour y subir deux fois un comportement que je trouve toujours aussi désagréable, celui du chauffeur qui est en conversation au téléphone non seulement pendant tout le parcours mais déjà au moment où je monte à bord.

Postérieurement, je me demande pourquoi je n’ai rien dit et pourquoi je les ai gratifiés d’un pourboire ?

Oui, je sais, ce comportement est quasi généralisé. Je ne m’en étonne pas, mais il me déplait. Je ne me sens pas respectée. Je n’ai pas envie d’entrer malgré moi dans l’intimité d’un inconnu.

Comment peut-on en arriver à être pareillement accroc au téléphone, cet outil pourtant si extraordinairement précieux lorsque utilisé à bon escient, d’autant que les boîtes vocales et les messages textes se font garants des communications reçues?

Combien d’appels sont-ils de première urgence?

Lorsque nous nous précipitons dès la première sonnerie ou les premières vibrations, comme si notre vie en dépendait, comme si tout le reste n’avait aucune importance, le faisons-nous de propos délibéré ou simplement par réflexe irrationnel ?

Le jour où j’ai décidé de ne plus sortir de mon bain lorsque le téléphone sonnait (bien avant les appareils sans fil et les cellulaires), de ne pas répondre lorsque j’étais en conversation ou absorbée dans une activité qui serait perturbée par une intervention extérieure, j’ai eu le sentiment de vivre une victoire, une libération, de ne plus me faire dicter mes gestes par une simple sonnerie. Malgré tout, aujourd’hui encore le simple son qui me signale l’entrée d’un message me fait spontanément réagir comme si je recevais un ordre. Ce sont ces sollicitations extérieures non contrôlées qui nous rendent si fébriles, si agités et souvent si peu disponibles à l’autre.

De grâce, lorsque vous êtes au volant d’un taxi et en présence d’un client, accordez plus d’attention à la personne que vous véhiculez et qui vous paiera qu’à la personne au bout du fil. J’apprécie les chauffeurs qui ont cet égard.

C’est peut-être désuet de faire appel à la courtoisie, mais je le fais quand même, parce que c’est un comportement social qui me touche et à travers lequel je me sens respectée.

J’ai plusieurs téléphones à la maison et un cellulaire depuis des années. Le téléphone m’est essentiel parce que c’est un moyen de contact prioritaire avec l’autre, mais je désire et travaille à le mettre à mon service et non à être à son service.

 

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