La comédie française à Montréal, une visite théâtrale rare

30 juillet 2017

Dès que l’événement a été annoncé – La Comédie française à Montréal – je me suis empressée d’acheter mon billet même si la pièce à l’affiche Lucrèce Borgia tempérait mon enthousiasme. Pas question de me priver de renouer contact avec cette grande tradition théâtrale.

Je me suis donc bien préparée à cette soirée par la lecture sur le sujet : le personnage central, l’époque, l’histoire, les divers résumés de l’action, etc. Je rêvais d’une soirée d’exception.

Sans doute parce que mes attentes étaient trop élevées, je n’ai pas quitté le théâtre entièrement comblée. Je ne jouerai pas au critique que je ne suis pas. Je vais simplement mentionner ce qui m’a le plus touchée, ce dont je me souviens, ce qui m’habite encore.

J’ai apprécié le choix de la musique et la qualité de la projection sonore.

J’ai goûté la qualité de la projection des voix masculines, projection qui me déçoit si souvent au théâtre, sans doute parce que les comédiens qui font beaucoup de télévision négligent cet aspect primordial dans des grandes salles où le micro ne fait pas le travail à leur place. Puissent les cours de diction et de projection de la voix être davantage valorisés dans les formations et par les metteurs en scène.

La présence et l’authenticité des comédiens : Éric Ruf et Christian Hecq dans les rôles respectifs de Alphonse d’Este (le mari de Lucrèce Borgia) et Gubetta (son lieutenant). Ce sont ces comédiens qui m’ont touchée et convaincue, qui m’ont procuré le plaisir que j’aime vivre au théâtre, et qui se prolonge bien au-delà de la soirée. Merci Messieurs.

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