C’est à de telles sources que j’ai besoin de m’abreuver

25 mai 2020

Lire les paroles sages, réconfortantes et dynamiques de Fernand Dansereau dans Le Devoir du 25 mai 2020 sous le titre L’art de vieillir, selon Fernand Dansereau à la section Idées, revivifie un esprit qui finit par être accablé par le discours et les perspectives malgré une volonté de faire face et de s’ajuster.

Je reproduis quelques-unes de ses réflexions pour vous en convaincre et vous inviter à le lire.

«(…) je voudrais pour ma part insister ici avant tout sur le devoir qui nous incombe, à nous les vieux, de bien vieillir et de prendre toute la place qu’exige notre condition. Et cela commence par rejeter — pour nous-mêmes — ce lieu commun qui présente toute vieillesse comme un naufrage, alors que c’est en réalité une convocation à un surplus d’être. Bien vieillir exige un consentement à sa finitude puisque les pertes, les deuils, les souffrances et la mort sont inévitables. Et ce consentement ne va pas sans un profond travail philosophique et spirituel. Mais, paradoxalement, ce consentement s’avère une joie et un enrichissement au bout du compte!»

«La quête de sens et de sagesse est un réflexe naturel chez tout être humain vieillissant. Et les véritables réponses se trouvent au niveau du vécu, de l’expérimentation et de la plus modeste des réflexions.»

«Il est urgent de comprendre que spiritualité ne signifie pas religieux. Chercher du sens à sa vie, faire un peu de place à la contemplation dans son quotidien, vouloir apprendre à mieux aimer ses proches, laisser tomber un peu d’âpreté dans le désir, essayer d’appréhender et d’accepter le mystère de la vie elle-même, c’est cela la spiritualité.»

«La spiritualité, c’est la quête naturelle de la personne humaine pour trouver du sens à sa vie, à la vie. (…).»

«Vieillir, tel que je l’expérimente au quotidien et au plus concret, s’avère plein de souffrances, de deuils, d’angoisses et de renoncements. Mais c’est aussi l’une des périodes les plus lumineuses de ma vie. Jamais je n’aurai compris tant de choses. Jamais mon coeur ne se sera mieux ouvert à l’autre. Jamais la simple contemplation de la nature au lever du jour ne m’aura tant ébloui. Jamais le mystère de la vie ne m’aura tant intrigué.»

Oui, c’est à de telles sources que j’ai besoin de m’abreuver pour poursuivre la route. Merci de nous l’offrir.

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