10 février 2025
Même en fin de lecture, c’est un titre qui me demeure énigmatique: Au temps de la pensée pressée.
Jean-Philippe Pleau commence son ouvrage en rendant hommage à son ami et mentor Serge Bouchard. Il y consacre les 60 premières pages et il y revient ponctuellement. Puis, il s’engage sur son propre parcours.
«Composé des «éditos» avec lesquels Jean-Philippe Pleau termine son émission radiophonique, ainsi que des articles qu’il a publiés au fil des années, Au temps de la pensée pressée est un essai à la fois personnel, littéraire et sociologique. La pensée y vagabonde librement, s’abandonnant aussi bien à l’intuition qu’à la réflexion critique, nous révélant chemin faisant un auteur (…) qui interroge ses émotions et qui partage ses lectures ainsi que le souvenir de son amitié avec Serge Bouchard.»
«Regarder le monde, c’est exactement ce que le sociologue fait dans cet ouvrage (…) L’auteur nous offre avec ces textes une suite à la conception du monde que l’anthropologue et ami Serge Bouchard lui a transmise.»
Au chapitre: Il n’est pas facile de se déprendre de soi-même(p. 121), je suis inconfortable avec ses réflexions face à ses parents à l’éducation limitée et à ses propos sur le transfert de classe. Ces sujets mériteraient beaucoup plus de nuances, à mon avis.
Jean-Philippe Pleau n’est pas peu fier de son titre de sociologue qui le hisse sur l’échelle sociale. Cela le distingue de Serge Bouchard.
être fier de soi, c’est excellent. Mais l’attribuer à un transfert de classe!…
Je rappellerai ici les propos d’un professeur en séminaire de doctorat:
Si des gens ne construisaient pas nos maisons, ne cultivaient pas nos produits alimentaires, ne fabriquaient pas nos vêtements, etc., nous ne pourrions pas être ici à jongler avec les idées.
Jean-Philippe Pleau cite de nombreux ouvrages dans sont texte mais il n’insère pas de bibliographie à son livre. Dommage!
—-
Source:
PLEAU, Jean-Philippe / Au temps de la pensée pressée / Lux éditeur / Montréal / 2023 / 227 pages
