Au-delà du présent

25 novembre 2022

Il n’est pas nécessaire de lire de telles statistiques pour se désoler de nos réactions de «bébés gâtés» face à des événements comme l’épidémie de Covid 19. Mais il n’est pas inutile qu’elles nous soient répétées pour nous faire réaliser la relativité des épreuves et des catastrophes subies.

Soulever des tempêtes contre l’obligation de porter le masque, d’être confiné pour se protéger et protéger les autres, de devoir se faire vacciner, etc. n’a pas de commune mesure, me semble-t-il, avec des phénomènes qui déciment les populations sans qu’on puisse intervenir.

Encore ici, un peu d’histoire et de conscience contribuerait à calmer les frustrations et à apprécier ce que les siècles ont permis de rendre la vie plus longue et plus confortable.

«à l’époque de Louis XIV, un enfant sur quatre n’arrivait pas à l’âge de cinq ans, un enfant sur deux n’atteignait pas vingt ans et la mortalité des adultes était beaucoup plus importante qu’aujourd’hui. Un ménage moyen durait environ quinze ans. À cela s’ajoutaient les pics de mortalité liés aux pestes: on estime ainsi qu’en trois ans (1348-1350) la peste noire emporta au moins le quart, sinon le tiers, de la population européenne. Plus tard, à Milan en 1630, à Naples en 1656, à Marseille en 1720, la peste emporta la moitié de la population en deux ou trois mois d’été: à Marseille environ 60,000 habitans sur 120,00 trouvèrent la mort. (…)». (p. 107).

Source:

COMPTE-Sponville, André, DELUMEAU, Jean, FARGE, Arlette / La plus belle histoire du bonheur / Paris, Éditions du Seuil, 2004 / 166 pages

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