Adieu petite Nicole

3 mars 2026

Adieu GRANDE NICOLE

Tu nous manqueras!

 

Nicole 5 ans

Tu nous manqueras!
Je partage à tes lecteurs tes mots d’adieu (Louise) 

Texte de Reconnaissance et d’Adieu
de Nicole Trudeau décédée le 2 février 2026

Comme tout être humain, je n’ai pas choisi mon entrée et pas davantage ma sortie. Je n’ai pas choisi mes forces et mes faiblesses mais j’ai toujours tenté d’en tirer le meilleur parti selon les conditions et les circonstances.

J’ai beaucoup exigé de la vie. Je lui ai même forcé la main qu’elle a quelquefois mordue. Elle m’a tout de même beaucoup donné.

 J’ai d’abord eu la chance d’être accompagnée par des parents qui ont tout fait pour que je puisse me développer et m’épanouir. Je leur en suis infiniment reconnaissante.

 J’éprouve une égale reconnaissance à l’égard de toutes les personnes qui ont été mises sur ma route, qui ont cru en moi, qui ont respecté mes ambitions et projets, qui m’ont fait confiance et qui m’ont généreusement aidée et soutenue.

 Je me suis passionnément impliquée dans tout ce que j’ai entrepris et je remercie la vie de m’avoir dotée de cet appétit.

 Bien sûr, ma vie n’a pas toujours été digeste mais elle a été intense.

 On voudrait qu’il en reste quelque chose, mais ce n’est qu’orgueil.

On espère avoir un peu contribué, mais, l’oubli est le destin.

 On veut croire que «Nous restons vivants tant que quelqu’un se souvient de nous». (Carlos Ruiz Zafón)

 Je vous salue et surtout, vous remercie.

********

Tu as demandé un texte sur la lumière, le voici écrit pour toi!

La lumière

Une lumière blanche luit au bout de la nuit
Fragile, dérisoire, si faible et si lointaine.
La nuit va l’étouffer, la casser, la broyer
Dans son grand trou noir, froid, rigide, muet.

Mais la lumière persiste.
En frappant un cristal, elle se décompose
Du rouge au violet dans le spectre des couleurs,
Le jaune, le bleu, l’orange, le vert.
C’est une danse folle, une fantaisie
On dirait un enfant qui saute dans son lit
Un oiseau tout surpris de se voir en plein vol
Une feuille de chêne tournant au gré du vent.

Et pendant ce temps-là, la lumière court partout
De long en large, de haut en bas
Elle chatouille l’oreille et caresse le cœur,
Réveille la mémoire quand l’esprit s’endort.
Elle devient musique, rêve, poésie.
Elle s’adoucit pour ne pas blesser l’œil ouvert
Elle laisse un goût de miel sur l’émail des dents
Elle sèche les cheveux et fait suer l’échine,
Elle emplit le monde de sa jeunesse inconsciente.

Lumière du dehors, lumière du dedans
Lumière de l’esprit qui perce le secret des choses :
Je vois, je sens, j’entends,
Je vois au-delà de mes aveuglements.
L’œil du corps parfois ne voit pas, ou plus, et glisse dans le noir
Mais l’œil du dedans comprend
Et trouve, dans la nuit,
Le chiffre secret du monde.

Le jour s’endort
Tout semble brouillard et confusion
Une lumière brille encore
Et chasse l’illusion.
Amis, même face à la mort,
Ensemble, nous l’accueillons.

         André Beauchamp  2026 02 14 (inédit)

****
Entrez en communion avec nous tous qui seront au cimetière

en ce 3 mars 2026

Écoutez Le concerto pour clarinette de Mozart (2e mouvement)

Envoyer un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *