Qui a droit ou mérite des funérailles nationales au Québec?

14 juin 2025

« Lundi prochain, je prendrai le chemin des Trois-Pistoles et remonterai dans les terres jusqu’au rang de la Rallonge de Saint-Jean-de-Dieu, pour cueillir un bouquet de marguerites le long des écores de la rivière Boisbouscache. Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe ni les voiles au loin descendant vers l’île Verte, et quand j’arriverai à sa porte, je déposerai mon bouquet d’exilé. »

Ainsi Maxime Catellier rend-il un hommage personnel à Victor-Lévy Beaulieu qui n’aura pas de funérailles nationales.

« Refuser des funérailles nationales à VLB en dit plus long sur ce gouvernement que sur l’écrivain lui-même »

affirme-t-il en amorçant son article.

Pas léger ce rappel:

« VLB aimait rappeler cette phrase du poète irlandais William Butler Yeats: «Il n’y a pas de nationalité sans littérature, pas de littérature sans nationalité

Il semblerait que l’œuvre de VLB nous rappelle cruellement cet axiome en déconstruisant l’âme québécoise à la lumière de son incapacité à exister. Peut-être que notre pays qui n’en est pas un n’est pas prêt à reconnaître son échec en saluant sa mémoire comme il se doit. »

Pour qui et pourquoi des funérailles nationales?

— Source:

CATELIER, Maxime / N’évoque plus que le désenchantement de ta nation, mon si pauvre Lévy / Le Devoir / Section: Idées / 14 juin 2025

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